Par Warning: mysql_fetch_array(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /home/httpd/vhosts/interstars.net/httpdocs/pages/articles.php on line 48 Guilhem
, dernière mise à jour le 23-02-2004
Vous
souvenez-vous de la mission Pathfinder? Un petit robot, Rocky,
était chargé de tester diverses technologies
avant leur mise en application à plus grand coût.
Depuis, la NASA a profité des enseignements du petit
rover, et deux gros robots, de plus d'un mètre de haut,
bardés d'instruments scientifiques, sont en ce moment
en route vers Mars, avec deux missions prioritaires: analyser
le sol martien et, si possible, y chercher des traces d'eau,
passée ou encore présente.
Car les deux rovers martiens, contrairement à Rocky,
sont de vrais laboratoires ambulants totalement autonomes
(7 instruments scientifiques dont une
caméra 3D et 3 spectromètres) qui ont coûté
en tout la bagatelle de 800 millions de dollars! Un
tel coût, surtout après les échecs des
précédents atterisseurs, fait que la NASA n'a
pas le droit à l'erreur. Le choix de deux rovers jumeaux
a aussi réduit les conséquences d'un échec.
Les deux sites d'atterrissage choisis, le cratère
Gusev et Meridiani Planum, ont donc été choisis
pour concilier des intérêts assez contradictoires,
c'est à dire un lieu à la fois intéressant
géologiquement mais sans accidents de terrains ou gros
cailloux qui manqueraient détruire le rover à
l'atterrissage. Ces lieux devaient en plus être suffisamment
éclairés pour permettre l'alimentation électrique
des rovers et bien situés sur la planète pour
que les sondes en orbite martienne comme Mars Global Surveyor
puissent recueillir leurs signaux, bien qu'ils puissent communiquer
directement avec la Terre.
Après leur voyage à 10000 km/h, Spirit
et Opportunity se posèrentcomme Mars Pathfinder:
-tout d'abord, la rentrée dans l'atmosphère
permit de ralentir la vitesse grâce aux frottements
sur le bouclier de protection, jusqu'à 470 km/h
à 10 km de la surface. -ensuite,
un parachute en nylon et kevlar devait prendre le relais.
A 2400 m d'altitude, un radar altimètre se mit
en marche, suivi à 1600, 1400 et 1200 m d'images
dans le visible qui permirent à l'atterrisseur
de contrôler sa dérive.
-enfin, à 400 mètres d'altitude, quatre
airbags triangulaires, très résistants,
se sont gonflés en moins d'une seconde, alors
que la vitesse est encore de 80 m/s.
A 150 mètres d'altitude, des rétrofusées
diminuent encore un peu la vitesse puis... c'est le
choc. L'atterrisseur, entouré d'airbags, devait
alors faire une quinzaine de bonds de plusieurs mètres
de haut avant de s'immobiliser, à quelques centaines
de mètres de son point d'impact.
Il ne reste plus alors aux airbags qu'à se dégonfler,
aux "pétales" de l'atterrisseur à
se déplier et, 100 minutes après l'impact,
Spirit et Opportunity peuvent enfin communiquer avec
la Terre et se mettre au travail!
Les
instruments
L'instrument qui restera le plus célèbre sera
certainement la Pancam, Panoramic Camera, qui
est une caméra panoramique en 3D!
L'instrument, qui génère des images de
4000x24000 pixels, est en effet composé de deux
capteurs CCD (pour la 3D) et est fixé sur un
support pivotant à 180° à la verticale,
lui-même sur un mât (le PMA) qui pourra
pivoter à 360° à l'horizontale. Ainsi,
une cartographie complète des alentours du rover
est facilement possible.
Sur le même mât, à côté
de la Pancam, le Mini-TES, un petit spectromètre
infrarouge, étudie le rayonnement thermique de
l'environnement martien et l'atmosphère.
Les
trois instruments suivants sont fixés sur un
bras robotisé, l'IDD, Instrument Deployment
Device, pour pouvoir facilement étudier une
roche intéressante après le passage d'une
petite ponceuse, le Rock Abrasion Tool, pour
mettre les capteurs sur une surface "fraîche"
et non sur une couche de poussière.
L'imageur microscopique, d'abord, est tout simplement
un capteur CCD monté sur un microscope., qui
fournira des images de 1024 pixels de côté.
Un spectromètre Mössbauer permet
d'étudier l'état des roches contenant
du fer. Une mesure prend douze heures!
Enfin, le spectromètre APXS mesure le
flux de rayons X et de particules alpha émis
par les roches. La plupart de ses mesures, de nuit,
dureront une dizaine d'heures.