mer. Fév 8th, 2023

Un Autrichien de 58 ans et son père de 81 ans ont causé 13 millions d’euros de dommages avec un commerce frauduleux de bitcoins.

Le 14 décembre, le tribunal régional de Vienne a traité l’affaire d’un duo d’escrocs au bitcoin, un père et son fils. Le verdict a été de quatre ans et demi de prison pour l’homme de 58 ans. Le tribunal a condamné l’homme de 81 ans à 30 mois de prison, dont 20 avec sursis. Les auteurs ont été accusés de commerce frauduleux de bitcoins à l’échelle de l’UE. Ils auraient causé un préjudice total de 13 millions d’euros à une centaine de victimes. L’Office fédéral de la police criminelle (BK) en a fait rapport.

Le duo a utilisé leur arnaque de janvier 2018 à mi-2019 sur la plateforme de vente « CMC – Crypto Market Consulting ». Dans la foulée, de décembre 2018 à mi-2020, ils ont agi via la plateforme « Minerva Trading Bot ». Leurs victimes venaient principalement d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse, certaines aussi d’autres pays de l’UE.

Les escrocs Bitcoin ont organisé des systèmes pyramidaux

Les escrocs ont promis à leurs victimes des rendements élevés. Ils ont incité leurs clients à investir et à investir des sommes d’argent ou des bitcoins sous de faux prétextes. Le capital investi aurait été mis à la disposition de « commerçants » professionnels pour négocier sur des échanges cryptographiques. De plus, le duo a promis une commission de courtage à plusieurs niveaux dès que les investisseurs recruteraient de nouveaux clients dans leur propre cercle de connaissances.

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Sur la base d’une dénonciation anonyme ou d’un signalement le 19 novembre 2019 via le système de lanceur d’alerte anonyme de la justice, BKMS System en abrégé, les fonctionnaires ont entamé leurs premières enquêtes. Le lanceur d’alerte a signalé une grave fraude commerciale au bitcoin au bureau du procureur général chargé des affaires économiques et de la corruption (WKStA). Le ministère public chargé des affaires et de la corruption (WKStA) ainsi que des employés de l’Office fédéral de la police criminelle (BK) et de l’Office national de la police criminelle de Basse-Autriche ont participé aux enquêtes qui ont suivi. Le BK a informé :

«Les fonctionnaires de l’Office national de la police criminelle de Basse-Autriche, zone d’enquête sur la fraude, ont effectué les premières enquêtes. En raison du fait que la scène du crime se trouvait sur Internet, de la complexité et de l’effort associé, un traitement ultérieur de l’affaire a été effectué sous la direction du parquet économique et de la corruption en collaboration avec les employés de l’Office fédéral de la police criminelle, département de enquêtes économiques.
En plus des enquêteurs économiques, de la protection des actifs, des analystes et des experts en cryptographie du BK, du Centre de compétence en matière de cybercriminalité et des autorités internationales en Allemagne, en Suisse et en Bulgarie ont été impliqués dans les activités d’enquête policière.

En travaillant ensemble, il a finalement été possible de retrouver huit autres personnes impliquées dans le crime. Ceux-ci auraient également dû contribuer à l’entretien du système boule de neige. Comme l’a annoncé le BK, d’autres enquêtes approfondies sont nécessaires à cet égard.

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Par ailleurs, en 2019, les agents ont retrouvé le père et le fils, alors âgés de 53 et 77 ans. Les enquêteurs ont arrêté le fils, qui résidait dans le district de Baden au moment des faits, le 21 octobre 2021 en Bulgarie sur la base d’un mandat d’arrêt européen. La saisie a réussi grâce à la coopération entre les enquêteurs ciblés de l’Office fédéral de la police criminelle et les autorités bulgares.

En novembre 2021, le fils a été transféré à la prison de Vienne-Josefstadt en Autriche. Le père, qui vit dans le district de Gmunden, a été signalé comme étant en liberté sur ordre de la WKStA. Les deux hommes ont avoué lors de leur interrogatoire.