ven. Avr 12th, 2024
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Les ministres des télécoms des 27 États membres de l’UE se sont récemment entendus sur une position commune sur la future loi sur l’IA.

Avec le projet de loi sur l’IA, connu sous le nom de loi sur l’IA, la politique au niveau de l’UE se trouve dans une zone de tension majeure. Cela passe entre les entreprises innovantes d’une part et les protecteurs des données et des consommateurs d’autre part.

La loi IA était censée réduire les dangers…

L’abréviation AI signifie Intelligence Artificielle. Artificiel signifie artificiel (aussi: prétendu). Au niveau de l’UE, les politiciens réglementent le cadre juridique de l’utilisation de « l’intelligence artificielle » (IA) dans la loi sur l’IA.

Loi sur l'IA

Mardi dernier, les 27 ministres des télécommunications se sont mis d’accord sur la direction générale que la loi sur l’IA devrait prendre à l’avenir. La décision actuelle devrait cependant inspirer les forces innovantes de l’économie. Cependant, cela aura sans aucun doute un effet négatif sur la protection des données et des consommateurs européens.

Le mandat de négociation du Conseil pour les trilogues avec le Parlement européen est extrêmement faible en ce qui concerne l’utilisation de l’IA à des fins de surveillance de masse. C’est du moins l’évaluation de l’eurodéputé du Parti Pirate, le Dr. Patrick Breyer.

Breyer écrit sur son blog :

« La position adoptée aujourd’hui permettrait un avenir dystopique de la surveillance biométrique de masse en Europe, dans lequel chacun de nous serait potentiellement soumis à une identification constante, notre comportement serait surveillé et nos émotions analysées dans les espaces publics. Cela justifierait l’utilisation permanente et omniprésente de la technologie de reconnaissance faciale.

… réduire l’utilisation de l’intelligence artificielle

Et çarechercher à tout moment des milliers de suspects de « victimes », de « menaces » et de « crimes majeurs » sur la liste des personnes recherchées. Nous ne devons pas normaliser une culture de méfiance et nous ranger du côté de régimes autoritaires qui utilisent l’IA (via la loi sur l’IA) pour la répression de la société civile, la notation sociale, les violations des droits de l’homme et la surveillance totale.

Avec des taux d’erreur (faux rapports) atteignant 99 %, la technologie de surveillance faciale inefficace n’a rien à voir avec la recherche ciblée que les gouvernements tentent de présenter. Il n’y a pas un seul exemple de surveillance biométrique en temps réel qui ait empêché une attaque terroriste ou retrouvé des « enfants disparus ».

Nous devons nous défendre contre la surveillance biométrique de masse de nos espaces publics.Ces technologies capturent injustement un grand nombre de citoyens innocents, discriminent systématiquement les groupes sous-représentés et ont un effet dissuasif sur une société libre et diversifiée. Les personnes qui se sentent constamment surveillées et contrôlées ne peuvent pas se lever librement et courageusement pour leurs droits et pour une société juste.

Les lois autorisant une surveillance de masse aveugle (comme la loi sur l’IA) ont toujours été annulées par les tribunaux pour leur incompatibilité avec les droits fondamentaux. Nous devons promouvoir une société de confiance et de droits fondamentaux, et non une société de méfiance et de division. La surveillance de masse n’a pas sa place dans notre société et nous nous battrons pour son interdiction au Parlement européen !

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Photo : Lars Sobiraj.

Pas de majorité pour la surveillance biométrique de masse ?

Selon une enquête YouGov (de mars 2021) dans dix pays de l’UE, il n’y a actuellement pas de majorité pour l’utilisation de la surveillance biométrique de masse. Cependant, il faut garder à l’esprit que l’enquête a été réalisée pour le compte du Groupe des Verts du Parlement européen. Patrick Breyer appartient à cette faction.

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Au moins, aucun cours n’a été fixé pour un système de crédit social comme en Chine mardi. Contrairement à l’Extrême-Orient, la notation sociale doit être interdite dans la loi sur l’IA de l’Union européenne. Mais qui sait quelles mauvaises surprises nous attendront encore dans les années à venir.

Loi sur l’IA : une surveillance biométrique de masse à l’échelle de l’UE est probable